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RDC : Kabila - Tshisékédi, la guerre des nerfs!

Les multiples cas de fraudes et irrégularités observées lors du scrutin, remettent-ils en cause la réélection du Président Joseph Kabila?. Débat avec Erik Nyindu, Mariya Nedelcheva, Colette Braeckman, Gustave Lusolo, Dieudonné Wamu Oyatambwe.

 


 

Congo: les deux camps se braquent, "le pire est encore à venir", estime un politologue

La situation est tendue en République démocratique du Congo après l’annonce de la victoire du président Joseph Kabila. L’opposant Etienne Tshisekedi conteste les résultats et fait appel à la communauté internationale. Matin Première faisait le point sur la situation.


Interrogé par le correspondant de la RTBF, Etienne Tshisekedi conteste les résultats des élections présidentielles. Selon des militants de son parti, l’UDPS, qui sur le terrain tentent de vérifier les résultats, la victoire revient à l’opposant. "Mes services sont là-bas et ils m’ont donné 58% et Kabila 26%", affirme Etienne Tshisekedi.

L’opposant fait appel à la communauté internationale. "Je demande des pressions. Nous ne voulons pas faire marcher la rue. Nous n’avons pas intérêt à faire ça. Nous espérons que la communauté internationale va prendre conscience de la gravité de la situation".

Wamu et Pascal Smet

Etienne Tshisekedi lance un appel au calme. "Ces résultats c’est de la provocation du peuple congolais. Un ballon d’essai pour savoir comment nous allons réagir. J’ai donné mon ordre, tout le monde se tient tranquille, d’autant plus qu’on sait qu’on a la victoire". Il ne contestera pas les résultats devant les institutions nationales. "Il n’y a pas de Cour suprême au Congo, il y a une institution privée de Kabila".

Pour lui, la répression du régime est déjà en marche. "La répression est là. Il y a des gens qui meurent".

Contacté également par la RTBF, Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, réfute les accusations lancées. "Les médias veulent toujours tout peindre en noir, peut-être pour se donner du travail. Moi je ne vois pas où est la situation explosive. Les Congolais sont suffisamment mûrs, il n’y aura pas déluge parce que Tshisekedi n’a pas été élu", estime-t-il, ajoutant que la communauté internationale n’a de toute façon pas à se mêler des affaires intérieures du Congo.

"Ce pays n’appartient pas à la communauté internationale, il en fait partie. Deuxièmement, la fondation Carter dit que les irrégularités ne mettent nullement en cause le classement de Joseph Kabila lui-même (les observateurs de cette Fondation ont déclaré ce week-end que les résultats de l’élection étaient caractérisés par de telles irrégularités qu’ils manquaient de crédibilité, NDLR). Pourquoi voulez-vous que nous ayons peur ? (…) Nous ne voyons que des messages de félicitations de la communauté internationale et des appels au calme qui invitent tout le monde à attendre la décision de la Cour suprême de Justice. Troisièmement, la communauté internationale n’a pas qualité pour faire partir un président. Il n’y a pas que le peuple qui peut faire ça".

Invités dans Matin première, Dieudonné Wamu Oyatambwe, docteur en sciences politiques, et Maryse Jacob, rédactrice en chef de la cellule internationale de la RTBF, ont analysé ces deux déclarations. Pour eux, il y a un risque d’explosion. "Il y a un risque de dérapage évident. En Côte d’Ivoire, on avait deux camps avec des armes de chaque côté. Ici on a un camp avec le pouvoir, avec l’armée, et Etienne Tshisekedi, avec pour lui une grosse part de la population. Pendant combien de temps avec ses forces de sécurité imposantes le pouvoir en place va pouvoir se retenir ?", se demande Maryse Jacob.

Dieudonné Wamu Oyatambwe va dans le même sens : "Je ne crois pas que c’est pas maintenant que l’UDPS va devenir un parti armé. Le risque serait qu’un mot d’ordre soit lancé, que le peuple descende massivement dans la rue et que les forces armées ne soient pas capables de se retenir face à cette foule".

Pour le politologue, s’il y a des irrégularités évidentes, Etienne Tshisekedi n’a peut-être pas choisi la meilleure option, en refusant de contester les élections devant les instances ad hoc. "L’intérêt du rapport de la Fondation Carter est de démontrer des irrégularités. Par exemple, on trouve dans une Région favorable au président un taux de participation de presque 100% et presque 100% a voté pour lui, on peut se poser des questions… Mais il appartient à l’opposition de saisir ce genre d’arguments pour contester les résultats. Malheureusement, j’ai l’impression que Tshisekedi a pris l’option de ne pas saisir les instances". Et de conclure : "Je crains fort que le pire soit encore à venir. (…) On n’a pas encore les résultats des élections législatives…"

J.C.

 


 

Quel avenir pour la MONUC ?

Depuis 10 ans, la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), la plus importante force de paix au monde, intervient en République Démocratique du Congo. 20 000 soldats ont pour mission d’assurer la sécurité des populations civiles. Depuis quelques mois, les autorités de Kinshasa aimeraient voir partir la force de l’ONU. Quel serait leur intérêt à cela et quelles en seraient les conséquences?

 


 

Pascal Smet ministre flamand: On fait la politique pour servir les gens

Pascal Smet, ministre flamand de l'Enseignement, de la Jeunesse, de l'Egalité des chances et de Bruxelles a été L'invité de l'association Congo-cultures pour un échange avec les responsables des associations animées par des originaires d'Afrique.
C'était le mercredi 3 février 2010 à l'Espace Matonge au 78, chaussée de Wavre Dans le quartier Matonge.
Lors de sa communication, le Ministre Flamand, a abordé un certain nombre de points:

  • Les problèmes de Bruxelles
  • L'avenir de Bruxelles
  • L'emploi
  • La sécurité
  • L'enseignement et son budget
  • Le caractère multiculturel de Bruxelles qui est une richesse, à condition de mettre des ponts entre Différentes quartiers.
Wamu et Pascal Smet


Lors des échanges, il est apparu que peu de gens à Bruxelles font attention au poids de la Flandre en Belgique, à commencer par le fait que la ville même de Bruxelles est en réalité en pleine Région flamande!
La Belgique étant bilingue, il est dans l'Intérêt des Bruxellois d'être bilingues également.
Beaucoup de parents issus de l'immigration commencent à le comprendre et inscrivent progressivement leurs enfants dans des écoles néerlandophones. Mais certains s'arrêtent à mi-chemin:

  • Eux-mêmes ne prennent pas la peine de maîtriser le néerlandais pour mieux encadrer les enfants.
  • Certains enfants ne pratiquent le néerlandais qu'à l'école, à la maison ils parlent une langue africaine, suivent la télévision en français, dans la rue parlent français.
    Durant les échanges, les participants ont soulevé plusieurs problèmes qui touchent la communauté immigrée:
  • Les difficultés pour accéder au FIPI (Fonds d'impulsion à la politique des Immigrés) Selon un intervenant, assez souvent, ce sont des associations de non-immigrés qui facilement décrochent des financements!
  • L'accès aux crèches néerlandophones à Bruxelles
  • La situation des jeunes et les États Généraux de la jeunesse africaine d'origine (en préparation), etc.

Lors de son exposé, le ministre Pascal Smet a lancé une phrase qui nous a interpellé: Apparemment dans un pays démocratique évidente, mais transposée dans le contexte politique congolais peut gêner plus d'un: «On fait la politique pour changer la société, servir les gens, travailler pour la communauté, la société ... »Et de conclure que le jour où il se rend compte qu'il ne plus obéir à ces principes, il cesse de faire la politique.
Il serait intéressant que pareilles paroles sortent de la bouche de ceux qui au Congo se disent politiciens!
Ci-dessous en vidéo, les impressions après la rencontre, de Madame Brigitte Wamu, membre de Congo-cultures.

Dans ses efforts de promotion de la culture congolaise et d'appui à la production artistique et culturelle congolaise, Congo Cultures a permis à 4 groupes de jeunes avec handicap d'accéder pour la première fois à un studio moderne pour y enregistrer leurs oeuvres. Ce projet a permis aux bénéficiaires de savoir enregistrer au studio, mais aussi de protéger leurs oeuvres.

Il reste à réaliser la phase de production et de diffusion des oeuvres enregistrées, et surtout à trouver un bon producteur pour ce faire.

Mme B. Wamu sur rencontre avec Ministre Smet



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Mercredi 22 Mai 2013 - 10h:54:27